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Bonjour, c’est Ofir Berman.

Je suis une photographe documentaire israélienne, j'habite à Tel-Aviv. Je me consacre à saisir l’authenticité et la résilience des individus vivant en marge de la société. En 2020, j’ai commencé à documenter les réfugiés de Gaza sur l’île grecque de Leros. Depuis lors, mon travail se concentre sur le Moyen-Orient, dans le but de favoriser le dialogue et d’offrir une nouvelle perspective sur les relations entre Israéliens et Palestiniens. Je m’efforce de dépeindre les complexités de la vie des uns comme des autres avec dignité et respect.

Mon travail a été présenté dans plusieurs journaux comme The New Yorker, National Geographic, The New York Times, The Washington Post, The Wall Street Journal et d'autres grands médias.


Mes photos dans Kometa 

Une aire de jeux pour enfants située dans une yechiva (centre d’étude de la Torah et du Talmud) à l’intérieur du Tombeau de Rachel, lieu de pèlerinage à Bethléem.

J’ai commencé mon projet intitulé «Le long du mur de séparation» en 2022, parallèlement à mon mentorat avec Women Photograph. Il offre un portrait contemporain de la complexe réalité israélo-palestinienne, mettant en lumière une voie possible vers la tolérance et l’espoir sur cette terre si contestée.

Le conflit israélo-palestinien est une lutte profondément enracinée, façonnée par des couches de complexités historiques, politiques et religieuses. Au cœur de ce conflit se trouve l’aspiration de deux peuples, liés par un lien profond avec une même terre sacrée.

À la rencontre de visages inconnus

Le mur de séparation, qui s’étend sur 708 kilomètres et mesure 8 mètres de haut, a été construit par Israël pendant la deuxième Intifada, en 2002, en réponse à la violence palestinienne. Alors qu’Israël considère ce mur comme une mesure de sécurité essentielle, les Palestiniens le voient comme une source de scission, d’inégalité et de violation de leurs droits. Ce rempart incarne la tension et la déconnexion qui définissent désormais la vie des deux côtés.

À travers cette série, je rencontre des visages inconnus, tous profondément liés à cette terre sacrée qu’ils considèrent comme leur foyer. Ces rencontres sont sources de profondes réflexions sur les thèmes de l’identité, de la perte, de la mort, de l’appartenance et de l’espoir, offrant un aperçu des histoires humaines qui perdurent par-delà les divisions.

Aux abords du village palestinien d’Al-Obeidiyah, à 6 kilomètres de Bethléem, en Cisjordanie. Situé en zone A, dirigée par l’Autorité palestinienne, ce territoire est interdit d’accès aux Israéliens.
Rêves et humanité

Au cours des dernières années, mon objectif a été de capturer l'essence même de l'unité en dépeignant la vie quotidienne des Juifs et des Palestiniens vivant des deux côtés du mur en montrant leurs luttes communes, leurs rêves et leur humanité. Malheureusement, la guerre m’a empêchée de poursuivre ce projet au cours des deux dernières années.

Cependant, j'ai mis à profit ce temps pour le réimaginer et l'affiner, en y apportant des changements mûrement réfléchis. J’espère pouvoir bientôt donner vie à cette vision par le biais d’un livre de photos et d’autres supports. Stay tuned ;)

Les photos d’Ofir Berman issues de son projet intitulé «Le long du mur de séparation» sont à retrouver dans le Kometa n°6 – qui sortira en librairie le 18 mars – en illustration d’un entretien avec l’écrivain israélien Etgar Keret.


L’information que j’ai retenue pour vous

Le groupe de metal Black Sabbath, qui se reforme pour un ultime concert organisé le 5 juillet 2025 au stade Villa Park, à Birmingham, où Ozzy Osbourne fera aussi ses adieux à la scène.


La date qui m’a marquée

Pinsk, ancienne ville polonaise actuellement en Biélorussie, dans la voblast de Brest.

1928, année pendant laquelle mon arrière-grand-mère, Liza, a immigré de Pinsk en Israël/Palestine. À l’époque, Pinsk faisait partie de la Pologne. Le ghetto de Pinsk est devenu l’un des plus grands et des plus brutaux de l’Holocauste. Après avoir été arrêtée par les nazis à la fin de l'année 1941, la population juive a été contrainte aux travaux forcés dans des conditions horribles. C’est à ce moment-là que le meurtre systématique des Juifs a commencé. Fin 1942, environ 30000 Juifs ont été exterminés à Pinsk. En y réfléchissant, je réalise à quel point la vie est fluctuante et fragile, et que si je suis sur cette terre aujourd'hui, c'est parce que mon arrière-grand-mère avait un endroit où s'échapper. Bien que je ne l’aie pas beaucoup connue, tous ceux qui l’ont croisée ont toujours dit qu'elle était une femme incroyable.

Cela me fait également penser à Yitzhak Rabin, un véritable leader et un homme de paix. Sa vision et ses efforts en faveur de la paix continuent d'inspirer de nombreuses personnes, nous rappelant l'importance de l'espoir, du courage et de la poursuite d’un avenir meilleur.


Une raison d’espérer

Tout est provisoire.


Le livre que je recommande

L’un de mes livres préférés est L’Équilibre du monde (A Fine Balance, 1995; Le Livre de Poche, 2023) de Rohinton Mistry, une lecture puissante et mélancolique. Mais comme la vie est déjà assez difficile comme ça, je préfère vous recommander quelque chose d’un peu plus réjouissant: N’est pas Bouddha qui veut (What Makes You Not a Buddhist, 2007; NiL, 2008) de Dzongsar Jamyang Khyentsé. Un ouvrage intelligent, drôle et d'une honnêteté rafraîchissante, qui met à mal les mythes les plus répandus sur le bouddhisme.


Une phrase qui m’inspire

Récemment, je suis tombée sur une phrase qui m’a beaucoup touchée. Depuis, je la garde sur un bout de papier dans mon tiroir: 

«À qui es-tu fidèle? La personne que tu es censée devenir ou celle que tu as pris l'habitude d'être?»

A propos de Kometa

Née du choc du retour de la guerre sur le continent européen, Kometa raconte le monde partout où il bascule, de l’intérieur, à travers les regards de celles et ceux qui le vivent. La revue fête sa première année et grandit grâce à vous, en passant de 4 à 6 numéros par an en 2025.

En vous abonnant, vous soutenez des autrices et des auteurs en résistance et un journalisme indépendant de qualité. Retrouvez tous les deux mois dans une belle revue papier des grands récits littéraires, des photos d’auteurs et des débats d'idées, et suivez-nous chaque semaine dans notre newsletter et chaque jour sur nos réseaux. Merci d'être à nos côtés!

L'agenda

14-16 Mars

11e journées de l’histoire de l’Institut du monde arabe

Du 14 au 16 mars 2025, plongez au cœur des récits épiques et des figures mythiques du monde arabe lors de conférences, performances et projections. Seront notamment présents 3 auteurs présents dans le prochain numéro de Kometa, «Même les tyrans ont peur des femmes» (en librairie le 18 mars): l'écrivaine libanaise Dominique Eddé, le journaliste palestinien Rami Abou Jamous et la grand reporter Delphine Minoui. Rendez-vous à l’Institut du monde arabe, de la bibliothèque à l’auditorium, pour trois jours intenses de débats et de découvertes. Entrée libre sur réservation !


21- 23 mars

Week-end musical - Temps d'Arménie

Du 21 au 23 mars 2025, la Maison de la culture arménienne d’Alfortville propose une immersion dans le dialogue entre tradition et modernité à travers une masterclass, des concerts mêlant créations contemporaines et répertoire de Komitas, ainsi qu’un atelier artistique pour le jeune public. Cet événement met en lumière des œuvres inédites de compositeurs belges et célèbre la richesse du patrimoine musical arménien.

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